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01 octobre 2000

Le Village Olympique de Sydney

Après notre récolte de médailles, le village olympique de Sydney qui a accueilli 17500 athlètes, et 7000 athlètes supplémentaires dans le cadre des Jeux para-olyloiques, va connaître l’après Sydney. Il s’agit en effet maintenant pour l’Australie de traiter des montagnes de déchets, des milliers d’hectolitres d’eau souillée, de se préoccuper des tonnes de béton coulé et de kérosène brûlé pour transporter spectateurs et sportifs...Or, c’est pour une grande partie la " dimension environnementale " du projet présenté par Sydney au CIO qui lui a permis d’être retenu. C’est dans cet esprit que l’Australie a banni par exemple le PVC des sièges, de la plomberie, des câbles électriques, ou des jouets mascottes, en raison des risques associés de production de Dioxine.L’engagement de Sydney portait en particulier sur- les économies d’énergie, avec des exigences portant sur une architecture bioclimatique (favorisant l’aération et l’éclairage naturel) - l’utilisation d’énergie solaire ou renouvelable- la gestion écologique de l’eau et des déchets- la lutte contre la pollution- les choix d’implantationEn particulier, l’Australie s’est engagée à réhabiliter les sites d’accueil, et à planter deux millions d’arbres afin de compenser les émissions de gaz à effet de Serre.Les 665 maisons des athlètes, qui ont été alimentées par des panneaux voltaïques situés en toiture, reliées à un réseau qui récupère et redistribue les surplus d’électricité, seront reconverties en un village qui abritera 2000 habitants, et deviendra ainsi la plus grande banlieue au monde alimentée à l’énergie solaire.Pour en savoir plus, Alternatives économique N°186, septembre 2000