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06 février 2001

Conjoncture immobilière en Région Parisienne

Selon la chambre des notaires de Paris, le marché immobilier à Paris et dans les départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne a enregistré au troisième trimestre une baisse de 19,4% du volume des transactions, représentant 35 315 ventes immobilières, tous biens confondus (appartements, maisons individuelles, parkings, immeubles, locaux d'activités, terrains, etc.), contre 43 820 pour la même période de 1999.

Cette baisse s'est accompagnée d'une réduction de 5,9% du chiffre d'affaires à 44 MdF, contre 46,7 MdF au même trimestre de l'année précédente.

Cette situation trouve en partie son origine dans la fiscalité : la disparition cette année des investisseurs du fait de l'extinction du dispositif Périssol, qui avait bousté les ventes de logements neufs sur les mois d'été de 1999 ; la baisse des droits de mutation des locaux d'activité qui avait eu pour conséquence, la même année, de mettre sur le marché un grand nombre de biens, qui se vendaient jusqu'alors par le biais de cessions de parts sociales de sociétés à prépondérance immobilière. En témoigne la baisse, sur les neufs premiers mois de l'année, du volume des ventes d'appartements neufs (-52%) et de maisons neuves (-14%), ainsi que de celles des immeubles (-16,3%) et des locaux d'activité (-14,3%). Alors que sur la même période, le nombre de ventes d'appartements anciens n'a diminué que de 0,9%.

Toutefois, et sans atteindre les sommets de 1999, l'année 2000 se présente d'ores et déjà comme un bon cru pour l'immobilier, puisque le marché se situe sur les neufs premiers mois à des niveaux d'activité très supérieurs à ceux de 1998. Et ce, pour tous les types de produits : appartements neufs et anciens (+20%), maisons neuves et anciennes (+25%), immeubles (+38%), locaux d'activité (+71%) et terrains (+21%).

Les prix, eux aussi, s'inscrivent dans le prolongement des tendances passées. Ainsi, l'indice Notaires-INSEE des prix des appartements anciens vendus libres à Paris évolue sur un rythme trimestriel supérieur à 3% depuis le troisième trimestre 1999 (+3,2%) : +3,1% au 4ème trimestre, +3,1% au 1er trimestre 2000, +3,9% au deuxième et +3,4% au troisième.

Mais si l'on observe une décélération de la hausse des prix à Paris au cours du 3ème trimestre, force est de constater, depuis trois trimestres, les sensibles augmentations des prix sur les départements limitrophes, comme l'indique l'indice Notaires-INSEE petite couronne, qui passe de +0,8% au 1er trimestre 2000, à +2% au deuxième et à +3,7% au troisième. Evolution qui se vérifie sur les trois départements, où l'indice passe dans les Hauts-de-Seine de +1% au 1er trimestre 2000 à +4,2% au troisième, dans la Seine-Saint-Denis de - 0,2% à +3,1% et dans le Val-de-Marne de +0,9% à +2,9%.

La pression de la demande sur Paris, qui est à l'origine de la pénurie de certains produits, elle-même facteur de renchérissement des prix des appartements anciens, se déplace désormais sur la proche banlieue. Déplacement qui, par effet de contagion, commence à provoquer dans ces départements des tensions sur les prix. Et ce, même si ces derniers sont loin derrière les prix de Paris, puisque en variation annuelle, la hausse des prix des appartements anciens vendus libres s'établit à 9,2% pour la petite couronne, soit 11 371 F/m2, contre 14,2% pour Paris, dont le prix au m2 ressort à 18 869 F.