Les premières fenêtres
Au moyen âge, pour permettre à la lumière d'entrer dans les logements sans offrir une prise exagérée au vent, les fenêtres étaient petites et étroites. Le mode le plus fréquent de garniture était le panneau de bois simplement découpé. Il laissait passer la pluie et le froid et rendait les chambres très sombres. Les riches pouvaient s'offrir des feuilles d'albâtre, d'étoffe ou de parchemin. Pendant longtemps, les bourgeois des villes employèrent la corne, la toile cirée, le parchemin ou le papier huilés. Les maisons ouvrières et paysannes ne s'éclairaient que par la porte ouverte et par l'étroite fenêtre au volet de bois peint.
Jusqu'au XIIIème siècle, le verre à vitre était quasi inconnu. Lorsque l'industrie verrière se développa, et commença à produire du verre à vitre, la technique était si rudimentaire qu'elle ne put produire que de très petits carreaux, d'une transparence douteuse. Ces vitres, dont les plus grandes ne dépassaient pas 15 ou 20 centimètres, étaient verdâtres et contenaient de nombreuses "loupes". De plus, elles coûtaient si cher que pendant toute la durée du moyen âge, les nobles et les bourgeois riches étaient les seuls à s'y intéresser. Lorsqu'ils quittaient leur château pour plusieurs semaines, certains seigneurs faisaient démonter et mettre en lieu sûr les verrières, considérées comme des objets précieux.

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