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20 décembre 2001

Quelques chiffres sur l'habitat insalubre

Marie-Noëlle Lienemann, secrétaire d'Etat au Logement, a présenté son plan d'action pour lutter contre l'habitat insalubre.

Vingt ans après la résorption des bidonvilles en France, le gouvernement s'attaque à la lutte contre l'habitat insalubre ; il s'agit d'un projet portant sur :
50.000 logements environ
5 années
10 milliards de francs, soit :
4 milliards de francs d'aides.
6 milliards provenant des propriétaires privés tenus de faire les travaux de réhabilitation

Pour la ministre, un logement est qualifié d'insalubre dès lors qu'il menace la santé de ses habitants par des mauvais systèmes d'aération, un taux d'humidité trop élevé ou des matériaux nocifs comme la peinture au plomb (cas de saturnisme)... L'insalubrité est définie par des normes et des arrêtés d'insalubrité sont souvent promulgués, mais peu suivis d'effet. Selon Mme Lienemann, "le problème du relogement est l'obstacle numéro un à la persistance de cet habitat insalubre". Pour surveiller cette question, des observatoires de relogement vont être créés. Les collectivités locales vont être mises davantage à contribution, quand les propriétaires font défaut ou sont incapables de reloger leurs locataires.

La plupart de ces logements "indignes", selon le propre terme de la ministre, se trouvent dans le secteur privé, aux mains de propriétaires peu scrupuleux qualifiés souvent de "marchands de sommeil" vu la mauvaise qualité des logements qu'ils louent à des populations fragiles et peu informées. Les fonds pour améliorer ces logements, les remettre à des normes décentes ou les raser quand ils sont trop dégradés existent en partie, mais ne sont pas suffisamment utilisés car les démarches sont longues, souvent abandonnées par le locataire ou par l'administration qui ne sait pas ou reloger les familles.

La loi SRU (solidarité et renouvellement urbain) votée l'an dernier a permis d'améliorer le dispositif juridique pour obliger le bailleur à faire des travaux, ou autoriser le locataire à refuser de payer son loyer si des travaux ne sont pas réalisés.