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05 août 2005

Difficultés d’accès au logement

Différents facteurs entrent en jeu:
- Les structure d’hébergement sont saturées, faute de solution de relogement à la sortie.
- Les mesure pour écarter les sans abris des centres se banalisent : persistance des arrêtés anti-mendicité, pénalisation de la fraude aux transports en commun, renouvellement du mobilier urbain pour empêcher le stationnement prolongé, durcissement des services de sécurité …
- Les sans abris décédés dans la rue sont en grand nombre : 100 en Ile de France, dont 60 à Paris chaque année selon les pompiers (pas de données nationales).

La précarité du logement se traduit par le développement de l’errance urbaine familiale, marquant un nouveau pallier : hébergements institutionnels temporaires type hôtels et foyers, hébergements privés précaires, squats, camping, installations irrégulières de caravanes, prémisses de bidonvilles. Autre signe: le surpeuplement accentué, manifestation directe mais peu visible de la crise du logement, est massif, et négligé des politiques publiques.

Pour combattre cette situation catastrophique des politiques publiques ont été mis en place. Néanmoins, elles s'avèrent rapidement limitées. Par exemple, les accords collectifs départementaux ne réservent que 3 à 6% des attributions de logements sociaux aux ménages démunis, érigeant de nombreux seuils et règles d’exclusion pour limiter les ayants-droits. Le numéro départemental unique de demande HLM ne prend pas en compte l’ancienneté de la demande et les raisons de refus d’attribution sont rarement justifiés alors que le traitement du saturnisme infantile ne prévoit même pas de relogement …

Cette absence de vision sociale de la politique gouvernementale se révèle donc inopérantes voire aggravantes pour les ménages modestes ou pauvres.

Source: novopress.info