Premier producteur mondial de villes
Selon Cyrille Poy de l'Humanité, il n’y a pas que dans le domaine du textile que la Chine défie le « reste du monde », selon l’expression qu’utilisent les Chinois pour désigner tout ce qui n’est pas l’empire du Milieu. À partir de 1978, date de la politique d’ouverture mise en place par Deng Xiaoping, le pays qui vivait aux champs est entré dans une frénésie de construction urbaine inégalée. En quelque vingt-cinq ans, le taux d’urbanisation a plus que doublé, passant de 17,92 % à plus de 40 %. Le nombre de villes, de 136 en 1949, est passé à plus de 660, dont une quarantaine de plus d’un million d’habitants, et trois autour de 15 millions (Pékin, Shanghai et Chongching).Rem Koolhass, qui construit actuellement la tour de télévision CCTV à Pékin, s’amusait déjà il y a quelques années de la productivité des architectes chinois, 3 000 fois plus efficaces en termes de mètres carrés construits que leurs homologues européens. « La Chine est un marché plus qu’actif pour l’immobilier », assure Fabrice Delaneau, directeur général de Prestige Property, société d’investissement spécialisée dans l’immobilier de luxe. Selon lui, « près de 70 % de la production mondiale de béton est absorbée par le pays, et 30 % coulée à Pékin. Aujourd’hui les Chinois construisent en acier, car ça va plus vite. La montée en flèche ces derniers mois au niveau mondial des prix de ce matériau n’est que la traduction de leur nouvelle affection ». Pour certains économistes, la Chine est responsable depuis trois ans, pour moitié, de la hausse des matières premières, dont le pétrole.





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