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17 août 2005

Vivement la retraite

Les actifs en fin de carrière attendraient la retraite avec impatience, selon une enquête Ipsos réalisée pour le ministère de l'Economie auprès de 1400 personnes âgées de 54 à 59 ans.
Dans quel état d'esprit les Français sont-ils à quelques années de la retraite ? C'est pour répondre à cette question que le ministère de l'Economie a chargé l'institut Ipsos de réaliser une enquête. La réponse ? "Impatience".

Plus d'une personne sur deux compte les jours qui la séparent de la retraite (59% dans le public ; 49% dans le privé). Seuls 7% des salariés redoutent la cessation d'activité, comme 17% des fonctionnaires.Une majorité de l'échantillon se sent pourtant mal informée sur ses droits en matière de retraite (63% dans le privé contre 51% dans le public). Ce sentiment général augmente avec le nombre de bougies sur le gâteau d'anniversaire.

La retraite est d'autant mieux vécue qu'elle est bien anticipée. Et, côté financier, tout va (à peu près) pour le mieux. Les deux tiers des personnes interrogées estiment avoir "suffisamment d'argent pour vivre". Globalement optimistes sur la fin de leur vie active, les actifs nuancent eux-mêmes la quantité des ressources dont ils disposeront, une fois à la retraite.Premier investissement : la pierre. Plus de la moitié des salariés (51%) et près des deux tiers (61%) des fonctionnaires sont propriétaires de leur logement principal. Près d'un salarié sur quatre (23%) et 17% des fonctionnaires sont par ailleurs en voie d'accession à la propriété pour leur logement principal.Outre la résidence principale, plus d'un tiers des salariés (35%) et près de la moitié des fonctionnaires (47%) sont – directement ou par l'intermédiaire de leur conjoint – propriétaires de "biens immobiliers, fonciers ou professionnels". Les fonctionnaires les plus âgés sont même 54% à posséder un autre bien immobilier.

Plus de la moitié des sondés (privé : 52% ; public : 55%) disposent par ailleurs de produits d'épargne à long terme (assurances-vie, obligations, Perp, etc.). Les quinquas interrogés n'ignorent pas que ces bas de laine représenteront une part non négligeable de leur ressources, une fois qu'ils auront quitté le monde du travail. La proportion de détenteurs de tels produits d'épargne s'élève d'ailleurs aux deux tiers (65%) des fonctionnaires les plus avancés en âge.

Par Benoît Méli de www.seniorscopie.com